Le sanctuaire Notre Dame du Folgoët

L'architecture :

L’originalité de la basilique réside pour partie dans sa forme particulière, en «L», l’aile sud faisant saillie et abritant l’une des pièces maîtresses du Folgoët, le porche des apôtres. Son unité de style, le gothique flamboyant, lui confère par ailleurs une grande élégance. L’autre originalité est l’utilisation massive, pour la première fois, de la pierre de Kersanton dans la décoration et pour la statuaire. C’est une innovation qui donnera naissance au jubé, le seul jubé en pierre de Bretagne , au maître-autel, au porche des apôtres et à maintes statues : une véritable école «d’imagiers» (sculpteurs) naît au Folgoët pour deux siècles environ.

Les vitraux :

Les vitraux d’origine étaient l’œuvre d’Alain Cap (1578-1644), maître verrier de Lesneven. Dégradés lors de l’incendie de 1708, ils ont été complètement anéantis en 1793 pendant la révolution. Il nous reste cependant les dessins des cartons d’origine de plusieurs d’entre eux.

Les vitraux actuels sont l’œuvre de deux grands maîtres-verriers : Émile Hirsch, et Auguste Labouret. Tous deux furent célèbres à leur époque.

Émile Hirsch fut chargé par Mgr Sergent, évêque de quimper et Léon, de refaire les vitraux de la basilique à partir de 1866. Il en reste aujourd’hui les cinq grandes verrières du chevet et la rosace de la partie sud.

Auguste Labouret responsable de l’entretien des vitraux de Bretagne refit à partir de 1954, les 14 fenêtres de la nef sur le thème des saints fondateurs des paroisses du voisinage. Auguste Labouret réalisa entre autre la décoration de la salle à manger du paquebot «Normandie».

La bannière :

La bannière du Folgoët est reconnaissable parmi toutes les autres par sa taille et son style. Elle est l’œuvre d’une seule personne, qui l’a brodée en trois années vers 1894.

Elle contient dans sa doublure une lettre d’intention retrouvée il y a peu lors de sa restauration. Cette bannière est depuis 2015 classée et ne peut être montrée que dans une enceinte adaptée.

L'orgue :

Le premier orgue de la basilique en provenance d’Anvers fut installé en 1584, ce qui témoigne de l'attractivité du sanctuaire et de l’activité maritime Bretonne de l'époque.

En 1708, un grand incendie se déclara lors de son entretien et provoqua sa disparition.
Il fallut attendre trois siècles pour que retentissent dans la basilique les accords d’un nouvel instrument. Le 31 août 2009 furent bénies les nouvelles orgues, œuvre du facteur d’orgues nantais Bernard Urvy.

Le cantique à Notre Dame du Folgoët : Patronez-Douz ar Folgoad

Le cantique a été composé par M l’abbé Guillou, recteur de Penmarch, sur une musique de sœur Anne de Mesmeur, une religieuse de Crozon.
Il fut chanté pour la première fois le 25 mai 1873 lors du dernier dimanche des Pemp sul. Il devint immédiatement l’hymne du Folgoët, et comportait à l’origine 14 couplets.

Paroles du cantique : en Breton

Refrain :

Patronez dous ar Folgoad, or Mamm hag hon introun
An dour en hon daoulagad, ni ho ped a galon
Harpit an iliz santel, avel diroll a ra
Tenn hag hirr eo ar brezel, ar peoh O Maria !


1 / Eus an Arvor, ar Goure ni deu d’ho saludi
Oll ez omp ho pugale, oll ho karom, Mari
Tud ar goure, Arvoriz, diredet omp hirio
Da bedi ‘vid an iliz, Da bedi ‘vid or bro


2 / Gwechall er vro man ‘veve, eur paour berr a spered
Salaun ar Foll ne ouie, netra Koule lavared
Daou her « Ave Maria », setu e oll bedenn
N’ehane ket d’o hana, diwar skourr e wezenn

3 / Pell amzer, kan a zavas, a-us d’ar wezenn deo.
Eun deiz ar vouez a davas, Salaün ne oa mui beo.
E ene gant an Elez, oa aet d’ho lez, Itron,
Da gana ho madelez, bepred e-tal ho tron.

Paroles du cantique : en Français

Refrain :

Douce Patronne du Folgoët, notre Mère et notre Dame
Nos yeux mouillés de larmes, nous vous prions de tout cœur.
Secourez la Sainte Eglise, le vent souffle en tempête
Dure et longue est la guerre, la paix ! Ô Maria !


1 / Gens du bord de mer et de l’intérieur des terres
Nous venons te saluer, Tous, nous sommes tes enfants
Tous nous aimons, Marie, gens des terres et du bord de mer
Nous sommes tous accourus aujourd’hui,
Pour prier pour l’Eglise, pour prier pour notre Pays,


2 / Jadis, vivait en ce pays, un pauvre, simple d’esprit,
Salomon Le Fou ne savait, pour ainsi dire rien, sinon
Deux mots « Ave Maria », voilà toute sa prière
Qu’il ne cessait de chanter, perché sur la branche d’un arbre

3 / Longtemps, le chant s’éleva, au-dessus du gros arbre.
Un jour, la voix se tut, Salaün n’était plus en vie.
Avec les anges, son âme, vous a rejoint, Notre-Dame, en votre cour,
Pour chanter votre bonté, chaque jour devant votre trône.

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Visite virtuelle du musée
de la basilique de ND du Folgoët